Chiffres et textes vérifiés le 18 septembre 2026. Les sources sont en bas de page.
Ce que ces chiffres veulent dire pour vous. Plus d'un demi-million de refus par an, et pourtant très peu de recours : 36 500 devant la commission pour 542 000 refus. Quand le recours va jusqu'au tribunal, l'administration perd une décision sur quatre en 2025, près d'une sur trois en 2024. Le refus de visa est une décision contestable, à une condition : respecter le délai de trente jours du recours préalable. Le ministère n'a pas encore publié la ventilation 2025 des refus par catégorie ni de chiffres 2026.
Le visa de court séjour, dit Schengen, autorise quatre-vingt-dix jours sur cent quatre-vingts dans tout l'espace Schengen : tourisme, visite familiale, affaires. Il coûte 90 € depuis le 11 juin 2024, se demande sur France-Visas puis auprès d'un prestataire, et il est refusé dans environ 15 % des cas, avec d'énormes écarts selon les pays : moins de 5 % pour l'Amérique du Nord, près de 67 % pour la Somalie en 2024. Il ne permet pas de s'installer, et il ne se prolonge presque jamais une fois en France (peut-on prolonger un visa court séjour sur place).
Le visa de long séjour est une autre affaire : c'est la porte d'entrée d'un projet de vie, études, travail, mariage, famille. Il est le plus souvent délivré sous la forme d'un visa valant titre de séjour, à valider en ligne dans les trois mois de l'arrivée (comment le valider, et que faire si les trois mois sont dépassés). Depuis le 1er mai 2026, sa validation coûte 300 € de taxe et 50 € de timbre, 100 € et 50 € au taux réduit pour les étudiants, saisonniers et familles. Notre guide du visa de long séjour détaille chaque motif.
La différence qui compte pour un refus : certains visas de long séjour sont de plein droit. Le conjoint d'un Français, la famille admise au regroupement familial, ne peuvent se voir refuser le visa que pour fraude, annulation du mariage ou menace à l'ordre public, et le consulat doit le prouver. Un refus fondé sur d'autres motifs, « doute sur l'intention matrimoniale » par exemple, se conteste avec de bonnes chances.
Pour un court séjour, la décision tient sur un formulaire type où une case est cochée. La plus fréquente : « votre volonté de quitter le territoire avant l'expiration du visa n'a pas pu être établie ». Ce n'est pas une accusation, c'est un jugement de cohérence : le consulat n'a pas vu, dans votre dossier, les attaches qui vous ramèneront chez vous. Emploi stable, biens, famille restée au pays, voyages antérieurs revenus dans les délais : c'est ce qu'il fallait montrer, et c'est ce qu'un recours ou un nouveau dépôt doit montrer.
Viennent ensuite les ressources (65 € par jour, 32,50 € avec attestation d'accueil), l'hébergement, l'assurance de 30 000 €, et les motifs de sécurité : inscription au système Schengen, OQTF non exécutée dans les cinq ans, dépassement d'un séjour précédent.
Pour un long séjour, le refus doit être motivé et il l'est, en général, sur l'état civil (acte non légalisé, transcription manquante, incohérence de dates), sur les ressources (les étudiants doivent justifier, depuis le 1er août 2026, d'au moins 47 % du SMIC brut mensuel), ou sur le projet lui-même.
Exemple : une demandeuse se voit refuser un visa de long séjour conjoint de Français pour « doute sur la sincérité du mariage », après un entretien de dix minutes au consulat. Le recours devant la commission produit les preuves de la relation avant le mariage, les échanges, les voyages, la transcription du mariage à l'état civil français. La commission ne répond pas ; le tribunal de Nantes, saisi après deux mois de silence, annule et enjoint la délivrance sous un mois. Durée totale : huit mois. Sans recours, un nouveau dépôt aurait reproduit le même refus.
Notre article sur que faire après un refus de visa passe en revue chaque case du formulaire.
La procédure est particulière et elle piège beaucoup de gens : un recours préalable est obligatoire, il se fait par écrit, en français, dans les trente jours de la notification, devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui siège à Nantes. Le recours joint la décision, les pièces déjà produites et les pièces nouvelles : attaches, ressources, actes légalisés, justificatifs du projet. Une lettre de recours structurée fait la différence, parce que la commission lit vite : elle a reçu 36 500 recours en 2025.
La commission peut recommander au ministre de délivrer le visa. Le plus souvent, elle ne répond pas dans les deux mois ; ce silence vaut rejet, et il ouvre deux mois pour saisir le tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour toute la France.
Devant le tribunal, le juge contrôle la motivation, l'exactitude des faits et l'erreur d'appréciation. Pour les visas de plein droit, il exige que le consulat établisse la fraude ou la menace. En 2025, une décision sur quatre a été défavorable à l'administration, près d'une sur trois en 2024. Le juge peut enjoindre la délivrance du visa sous délai, avec astreinte ; le Conseil d'État relève d'ailleurs que le ministère a du mal à faire délivrer dans des délais raisonnables les visas que le tribunal lui a enjoint d'octroyer, ce qui justifie parfois une demande d'exécution.
| Étape | Délai | Devant qui | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|---|
| Recours administratif préalable obligatoire | 30 jours à compter de la notification du refus | Commission de recours contre les décisions de refus de visa (Nantes) | Obligatoire avant tout recours au tribunal. En français, avec la décision et les pièces. |
| Réponse de la commission | 2 mois | Commission | Silence de 2 mois = rejet implicite. |
| Recours contentieux | 2 mois à compter du rejet exprès ou implicite | Tribunal administratif de Nantes | Compétence nationale. Dépôt sur Télérecours citoyens ou au greffe. |
| Urgence (rentrée, naissance, santé, mariage) | Avec le recours au fond | Juge des référés du tribunal de Nantes | Référé-suspension : urgence et doute sérieux à démontrer. |
| Appel | 2 mois à compter du jugement | Cour administrative d'appel de Nantes | Avocat obligatoire. |
Redéposer ou contester ? Pour un court séjour, un nouveau dépôt avec un dossier renforcé est souvent plus rapide qu'un recours. Pour un long séjour de plein droit, ou après un accord de regroupement familial, contester est la bonne voie : un nouveau dépôt reproduit le même refus. Notre article comment agir lors d'un recours en cas de refus de visa aide à trancher.
Ce qui change pour vous, texte par texte.
| Ce qui change pour vous | Depuis | Le texte |
|---|---|---|
| Visa Schengen à 90 € (45 € pour les 6-12 ans), majoré à 135 ou 180 € pour les pays peu coopératifs | 11 juin 2024 | Règlement européen du 14 mars 2024 |
| Réunification familiale des réfugiés : dépôt et enregistrement du visa par le consulat, avec attestation | 17 juillet 2024 | Décret du 6 juillet 2024 |
| Validation du visa long séjour valant titre : 300 € de taxe + 50 € de timbre (100 € + 50 € au taux réduit) | Décisions depuis le 1er mai 2026 | Loi de finances pour 2026, article 128 |
| Étudiants : ressources exigées portées à 47 % du SMIC brut mensuel | Demandes déposées depuis le 1er août 2026 | Décret du 22 juin 2026 |
Ce qui ne change pas : le recours préalable obligatoire devant la commission de Nantes dans les 30 jours, le silence de 2 mois qui vaut rejet, et la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. Une révision du code des visas est en consultation depuis septembre 2026, sans nouveau montant.
Nous intervenons après le refus, dans le délai de trente jours du recours obligatoire.
Quelques questions, une minute, gratuit et sans coordonnées.
Sous 24 à 48 heures, la décision de refus et le dossier consulaire sont étudiés avec un avocat partenaire.
Commission de recours de Nantes, puis tribunal administratif de Nantes, ou référé quand une date compte : rédigé et déposé par un avocat partenaire.
La mission est écrite avant tout engagement : périmètre, prix payable en plusieurs fois. Partout en France.
Trente jours à compter de la notification pour saisir la commission de recours contre les décisions de refus de visa, à Nantes. Ce recours est obligatoire. En cas de rejet, exprès ou implicite après deux mois, vous avez deux mois pour saisir le tribunal administratif de Nantes.
Oui pour les visas de long séjour et pour la plupart des visas de court séjour. Un refus non motivé, ou motivé par une simple case cochée sans explication, est contestable.
C'est le motif le plus fréquent de refus de visa court séjour : le consulat n'a pas vu dans votre dossier les attaches qui vous ramèneront chez vous. Emploi stable, biens, famille restée au pays, voyages antérieurs revenus dans les délais sont les preuves attendues.
Oui, et avec de bonnes chances : ce visa est de droit. Le consulat ne peut le refuser qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public, et il doit le prouver.
Son silence pendant deux mois vaut rejet implicite. Vous disposez alors de deux mois pour saisir le tribunal administratif de Nantes.
Pour un court séjour, un nouveau dépôt avec un dossier renforcé est souvent plus rapide. Pour un long séjour de plein droit, ou après un accord de regroupement familial, contester est la bonne voie : un nouveau dépôt reproduit le même refus.
Oui, le refus est enregistré dans les systèmes consulaires et Schengen. Un nouveau dépôt doit répondre au motif du refus précédent, sans quoi il sera refusé pour la même raison.
90 € pour un visa Schengen depuis le 11 juin 2024, 45 € pour les enfants de six à douze ans. Pour un visa de long séjour valant titre de séjour, la validation en France coûte 300 € de taxe et 50 € de timbre depuis le 1er mai 2026, 100 € et 50 € au taux réduit.
Il n'est pas obligatoire devant la commission ni en première instance devant le tribunal. Il l'est en appel. La difficulté tient aux délais et à la preuve.
Vérifiez le motif : ressources (47 % du SMIC brut mensuel depuis le 1er août 2026), cohérence du projet d'études, inscription. Le recours devant la commission dans les trente jours, avec un référé en cas de rentrée imminente, est la voie ; un nouveau dépôt n'est utile que si le dossier a changé.
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